Addict !!

Un week-end dans la campagne lubéronnaise m’a rendue addict ! Et oui, je suis devenue une obsédée du granny, argh…

La responsable est ma muse de la pampa, cette chère chère Clothogancho, si douée pour crocheter toutes sortes de fils, pour mélanger les couleurs et surtout pour les créer, aaaahhh, son atelier, ses bocaux remplis de mixtures mystérieuses qui murissent au soleil, ses jolies pelotes qui remplissent des tas de boites….Gniiii, je voudrai passer mes journées au milieu de tout ça !!!

J’avais, dans ma besace à tricot, des pelotes de Darling de Katia, une laine plutôt destinée à faire des chaussettes qui est tout en dégradé, et bien au lieu d’habiller mes pieds, elle a fini en une multitude de petits grannys assemblés les uns aux autres pour faire une veste à la Sophie Digard pour le film Bright Star, bon évidemment pas aussi petits que les siens, j’étais beaucoup trop impatiente de l’avoir sur le dos hihi !

les miens sont fait de 2 tours, commencés sur un anneau magique et crochet n° 2,5.

Un grand granny au milieu du dos pour faire diversion.

Ne me demandez pas combien j’en ai fait, je n’ai pas compté….

Je voulais faire la bordure (1 rg de mailles chainettes crochet n° 3, puis avec le crochet n° 2,5, 1 rg de mailles serrées, 1 rg de brides. Pour les manches, j’ai rajouté 1 rg de trous-trous : * 1 bride dans une bride du rg précédent, 1 maille en l’air, sauter une maille et recommencer depuis *) en Coast de Holstgarn, un mélange laine/coton tout doux mais beaucoup trop fragile pour cet emploi, il faut en effet penser que l’on peut s’accrocher facilement avec cette veste, j’ai finalement opté pour une laine baby de Bouton d’Or que j’avais en stock.

Vous comprendrez maintenant la raison de mon silence prolongé…

J’ai aussi refait une veste en test, cette fois en Cascade 220. Il y aura bientôt la fiche en vente, version été en coton et version temps froid et humide en laine.

Je bosse aussi sur un autre test (cela va réjouir certaines, hum, hum), je refais un Picpus pour être bien sûre de mes calculs… Et aussi sur 2 créations de châle…..

Maintenant, je vais répondre au tag de Clothogancho, je pourrai dire que comme elle, je suis super avare de mon temps, que quand j’en reçois, je dis que oui, je vais essayer de jouer et pfffff, le temps passe, file, glisse et me manque !!

Allez zou !

1) Êtes vous toujours satisfaite du résultat de votre tricotage ?

Oui, car quand c’est moche, je le vois illico et je défais tout !

2) Etes-vous parfois déçue au point de vouloir tout détricoter et refaire un autre modèle ? Pourquoi ? Est ce la couleur ? La laine ? La réalisation ? Trop petit ? Trop grand ?

Cela a dû m’arriver quelquefois, je ne suis jamais réellement déçue quand il est terminé, mais comme lorsque je me fais des vêtements en couture, je les mets une fois ou deux et ils restent sur leur cintre des lustres, je finis par les donner à ma fille ou ma mère, la raison n’est pas qu’ils ne me plaisent pas, mais j’en ai….beaucoup, ahem….Par contre, si, c’est arrivé une fois avec mon pull Wisteria, il faisait toujours des plis au niveau de la poitrine car j’ai changé (plus fort que moi…) la coupe, je l’ai fait près du corps et pas fait de rangs raccourcis pour un tombé bien placé du buste, malin ! Je ne l’ai pas défait, mais mis au placard au moins deux ans et il a fini par être donné…

3) Portez-vous toujours vos ouvrages ou finissent ils parfois au fond du placard, et dans ce cas pourquoi ? Comment évoluent ils au fil du port, au fil des lavages ?

Le début de réponse à cette question rejoint la précédente.

Leur évolution dépend évidemment de la laine, il y a deux ans, j’ai tricoté un gilet de Kim Hargreaves, le Béa et j’ai fait la bêtise de le faire en Partner 3,5 de Phildar que j’avais en stock, là, je pleure car ce gilet est tout mignon, je l’adore mais cette laine est une vraie cata, elle fait des bourres de partout, particulièrement aux endroits de frottement comme sous les bras, même mon rasoir à laine n’y vient pas à bout…Je pense à m’en refaire un, mais cette fois, vu le boulot, je choisirai une belle laine…

4) Faites-vous toujours un échantillon ?

Heuuu, pratiquement jamais et de toute façon, mon échantillon ne correspond jamais, jamais, jamais à mon tricot final, allez comprendre…Je sais à peu près d’instinct le nombre de m que j’aurai et si cela n’est pas tout à fait juste par rapport au modèle, je m’adapte….

5) Finalement, optez-vous pour certaines laines dont vous commencez à connaitre le comportement afin d’éviter les mauvaises surprises ?

Je commence à bien connaitre les laines et leur comportement, donc selon le résultat que je veux obtenir, j’oriente mon choix, mais il y a toujours des surprises, rarement mauvaises j’avoue quand on tape dans la qualité, savoir que parfois, il ne faut pas faire de blocage ou alors, très léger (comme pour ma veste au crochet, j’ai juste un peu lissé doucement mes grannys à la main).

C’est aussi une question de goût, il y en a que je n’aime pas, même si elles sont belles et d’autres à priori moches qui finalement donnent de bons résultats…

Mais mon rêve est d’avoir les murs de mon atelier tapissés de pelotes, d’écheveaux en tous genres teint à la main, toutes ces couleurs m’émerveillent…J’avoue que je commence à avoir un stock intéressant, hihi !!!

Et pour finir ce long billet, je vous annonce qu’une soirée tricot est organisé par ma nouvelle chouette voisine dans sa jolie librairie anglaise :

c’est au 157 rue Carreterie à Avignon (juste à coté de mon magasin de piano pour celles qui connaissent), n’hésitez pas, elle est adorable et pourra vous parler des laines d’Islande où elle a vécu !

Défi 13 # 4

Couleurs pastels acides, vache de vacherie !

Que faire de ce thème ? Mouuuuhhh, alors c’est parti pour cogitation, moult essais en tout genre, Pénélope partie assurée, baaahhhh, virée et revirée chez mon dealer d’Avignon, couleurs boarf ensemble………Vide…………Syndrôme de la page blanche………… mamamia, vais-je survivre à ce truc ? Allez cocotte, faut pas se laisser abattre par un défi pareil, coup de pied au cul et hop, on laisse tomber les aiguilles et on saisit son super crochet de la muerte et à l’attaque !

Sac fait en totale impro évoluant au fur et à mesure, tout en coton de Katia, le Cotton 100% associé à du Dégradé Sun, crochet 3,5.

J’avoue que une fois parti, le crochet est monté à toute vitesse !

Tout doublé, j’ai fait un sac dans le sac, gni ? Ben voui, c’est logique, dans le crochet, y’a des trous, donc voir l’envers de la doublure par les trous, c’est moyen bof, z’êtes d’accord ?

Donc sac en tissu beau américain et doublure en extérieur en bête toile fine écrue que j’ai entoilée (heu, beau tissu entoilé aussi). Pas de coutures visibles, Je vous explique comment faire dans ce cas :

Pièces du sac : un fond rond, un rectangle hauteur du sac et longueur correspondant au tour mesuré sur le bord haut du sac crocheté.

Pour la partie intérieure du sac tissu, plier le rectangle en 2 et le coudre sur sa hauteur. Coudre 2 fils de fronce sur l’un des bords pour l’adapter au fond de sac rond, les coudre ensemble.

Pour la partie extérieure du sac tissu, faire la même chose mais laisser une ouverture dans la couture de coté du rectangle.

Mettre le sac intérieur dans le sac extérieur en faisant correspondre la couture coté de chacun des sacs endroit contre endroit et coudre tout autour en haut. Retourner le tout par l’ouverture laissée sur le sac extérieur, et fermez cette ouverture par une couture invisible à la main (hahem, ouich, je sais, cela ne se voit pas, mais ça, c’est mon coté maniaque…)

Pour celles qui veulent, vous pouvez vous amuser à faire une poche intérieure passepoilée, il faut évidemment la réaliser avant de tout coudre (je l’ai faite à 5 cm du bord haut en sachant que j’ai compté 1 cm de valeur de couture).

Sac en tissu cousu aussi à la main en points invibles.

Fait 4 anses identiques, fixées par des rivets de crotte de bique (des Prym pour ne pas les nommer) à poser à la pince et qui se transpercent une fois écrasées, je leur ai fait la peau en les oignant de super méga colle et yeeeees, tout tient  et j’ai l’illusion d’avoir de beaux rivets de pro !

Mais voilà, je ne voulais pas en rester là, trop simple (mazo, moi ?), fallait absolument un truc pour accompagner mon sac (heu en fait, je n’avais strictement rien à assortir avec….) donc voilà, j’ai créer un gilet en godron, top-down, empiècement en rond en Cotton 100 % aussi. C’est un proto, j’ai quelques améliorations à faire et je voudrai le refaire dans une belle laine de luxe comme Madelinetosh que j’aime que j’adore que je vénère !

Info : Le Cotton 100 % de Katia passé à 40 ° puis au sèche-linge rétrécit à mort…… je sais, je suis une kamikase girl question machine à laver……….

Alors ? il vous plait mon sac kitch ?

Et maintenant, z’avez plus qu’à faire une petit tour pour voir ce que les autres superstitieuses ont trouvé comme idée pour honorer ce vendredi 13 !

Défi 13 #2

Il fallait bien ce dead line pour me booster…Hum, hum…Je sais hélas que ma publication n’est pas à la hauteur de ma production, mais patience, cela va venir…

Thème « pour la maison » pour ce nouveau défi 13, j’avais une grosse envie de big big aiguilles mais pas le temps de m’en procurer ! J’espère bien me faire un énoooorme coussin mais ce n’est pas encore d’actualité.

J’ai donc opté pour la rapidité et la facilité, juste une petite chose pour ma salle de bain, un petit peu de Lambswool de Phildar que j’avais au fond de mon stock, un crochet n° 3, un modèle bien joli et hop, maîtrise de Joe (j’ai décidé d’appeler ainsi mon cher apn) qui progresse et mes cotons-tiges sont très heureux !!

C’est incroyable comme cette laine reste raide une fois crochetée, elle est parfaite pour cette utilisation, on dirait du coton. Il me reste quelques bouts de pelotes, cela me donne des idées….

Et encore une fois, je vous remercie infiniment pour tous vos commentaires, ils me vont tous droit au coeur ! Mes modèles sont presque prêts, pull Picpus, châles, col….. ainsi qu’un tuto sur le bonnet en brioche stiches et je rassure celles qui se posent la question : oui, tous mes modèles seront en français ! (et en anglais aussi pour celles qui préfèrent comme moi tricoter dans la langue de Shakespear).

Et voilà, pffff, moi qui regardais le crochet avec un oeil critique (voir souvent assassin), je suis tombée dedans ! Voilà que je me suis lancée dans une veste esprit Chanel de mon propre crû, dans une écharpe et dans un panier destiné à recevoir mes en-cours, c’est vous dire !